La saga de Bas de cuir Retouches d’images

 

LA SAGA DE BAS DE CUIR tome 2 : LA RESTAURATION CONTINUE !

La réédition de la série « La saga de Bas de Cuir » poursuit son cours, en Italie et en France. Les pages du « Dernier des Mohicans » ont, comme pour le tome 1, entièrement été restaurées, comme vous pouvez le voir sur l’aperçu ci-dessous : version Soleil à gauche, nouvelle version à droite :

RESTAURATION DES PAGES SUR « LE DERNIER DES MOHICANS » (2)

Exemple de la restauration sur les planches de l’album. Si, sur le premier exemple, les différences étaient plus subtiles, vous pourrez constater ici la masse de travail de retouches effectuées, principalement sur les uniformes. On peut voir aussi tout de suite au premier coup d’œil que les couleurs de la page ont été « réchauffées ». Ces retouches portent aussi parfois sur les cadres qui ont été rajustées (ce qui peut entraîner des réajustements du dessin), et les textes remaniés dans certaines bulles. Ceux qui se procureront cette nouvelle édition pourront comparer avec l’ancienne version.

La différence majeure de cette réédition sera que, tout comme pour le tome 1 « Tueur de Daims » déjà disponible, l’histoire sera regroupée en un seul tome, contrairement au découpage des éditions Soleil, qui avaient bizarrement scindé cette histoire sur les tomes 2 et 3 de la série.

Merci à Sébastien Pernet pour cet article issu de son blog

 

Hommages à Zorro

Il y a quelques temps, Georges Ramaïoli a participé à un album hommage à Zorro, comprenant trois histoires inédites dessinées par Jean Pape, et de nombreuses illustrations signées d’une vingtaine de dessinateurs. Le projet, dont vous pouvez voir un aperçu de la couverture ci-dessous, a été financé avec succès sur le site Ulule. 

 

La participation de Georges Ramaïoli :

Article repris sur le blog historique de Sébastien Pernet

Le Khan

Dessinateur: André Houot

Scénariste : Simon Rocca

Coloriste : Jocelyne Charrance

Alors que le khan Yésugaï était en campagne contre les Tatars Noirs, des cavaliers Merkits ont attaqué son campement en brûlant, violant, en tuant et en prenant des otages. C’est le sort qui a été réservé à la femme de Yésugaï. Le khan, furieux, cherchera huit mois durant son épousée raptée. Lorsqu’il la retrouvera, elle sera sur le point de donner naissance à un fils. La filiation paraissait ne pas faire de doute au vu du temps qui s’était écoulé depuis l’enlèvement, mais un doute subsistera à jamais dans les esprits. Ce fils était-il bien le fils du khan ?

Temoudjin, c’est le nom qui fut donné à l’enfant, grandit. D’une personnalité très forte, il s’imposera très tôt comme un chef. Mais ses jeux et leurs enjeux feront vite de lui un enfant mettant la zizanie entre clans voisins et alliés. Un jour, à l’occasion de la visite d’un chef de clan, les Ongirat, Yésugaï se voit proposer que son fils Temoudjin parte afin de recevoir dans une autre tribu, comme cela se fait traditionnellement, l’enseignement qui le fera devenir un homme.

Temoudjin passera six longues années chez les Ongirat. Un jour, la nouvelle lui parviendra que son père Yésugaï est mort assassiné. Il rentrera donc dans son campement maternel, chez les Borijins, et revendiquera la place de khan. Mais les doutes sur ses liens de sang avec Yésugaï joueront en sa défaveur : les Taïchout, jusque-là alliés, prendront le pouvoir. Temoudjin vivra cela comme un affront et décidera de partir pour recréer plus loin sa propre tribu, afin de n’être le vassal de personne.

Cette scission déplaira aux Taïchout qui auront vite fait de couper court à son projet en le capturant pour faire de sa vie une pénitence pendant laquelle il devra apprendre l’obéissance à son chef…

Interview Italienne

Interview Italienne de Décembre 2017

A l’occasion de la sortie de « BAS de CUIR »N°3  » LE LAC ONTARIO

 

Quand et pourquoi avez-vous décidé d’écrire et de dessiner les cinq Histoires de Bas-de-Cuir écrites par Fenimore Cooper dans la première moitié du XIXe siècle.

J’ai appris à lire dans les bandes dessinées, tout petit, demandant à ma Mère et à ma Grand-Mère (Italienne) ce qu’il y avait dans les ballons qui sortaient de la bouche des personnages… à 8 ans ou 9 … à la fin de l’Année scolaire, j’ai eu le prix du meilleur élève de la classe et la récompense était une belle édition du « DERNIER des MOHICANS » de J.F.COOPER…C’est le premier roman hors BD dont je me souvienne…avec de très belles illustrations..

Plus tard vers 16 ans j’ai lu les 5 romans de « BAS de CUIR » dans leur version intégrale…les romans publiés alors pour la jeunesse ne dépassaient pas 150 pages…On pouvait trouver Les 3 premiers + LA PRAIRIE , jamais le 4 LES PIONNIERS…Les romans complets font à peu près 500 pages, beaucoup plus complexes et adultes que les résumés pour la jeunesse…Au fil des années, j’ai gardé une tendresse particulière pour NATTY et CHINGACHGOOK…Vu énormément d’adaptations en BD et au cinéma. Certaines très belles, d’autres ratées…
Mais ce que j’ai toujours remarqué c’était que systématiquement les romans de COOPER étaient trahis, déformés, les fins changées…. les ambiances et costumes peu respectés…
Même dans le très beau film de Michael MANN, il avoue n’avoir jamais lu le roman et s’être appuyé sur le scénario de Philip DUNNE (je crois) du vieux film avec Randolph SCOTT…
J’ai donc toujours caressé l’envie d’adapter le plus fidèlement possible ces 5 romans, chose qui ne s’était encore jamais faite dans son intégralité…
La possibilité m’est venue chez SOLEIL…Le résultat ?…J’ai fait au mieux. L’éditeur a trifouillé, coupé les romans en deux…supprimé des illustrations…pas vraiment ce que j’avais envisagé. Mais les 5 romans ont été adaptés, et les albums originaux sont devenus très recherchés et très cotés en France…

En particulier, quelle a été la plus grande difficulté que vous avez relevée lorsque vous avez représenté les caractères dans les images de Cooper, les tribus indiennes, les lieux de forêts denses, les Grands Lacs et les guerres entre les Français et les Anglais? Avez-vous fait un travail soigné de documentation?

 J’ai toujours eu la passion de l’Histoire, du costume, des tribus indiennes. J’ai accumulé au fil des années des masses de documents…Ajouté à ça une iconographie popularisée par Bandes Dessinées de qualité et cinéma hollywoodien…Reconstituer l’environnement, les décors et costumes de la deuxième moitié du XVIII° siècle et le tout début du XIX°, n’était pas une tâche trop ardue (bien que la plupart des productions cinéma n’ont jamais été tournées en Nouvelle Angleterre mais en Orégon, King Vidor, Utah, John Ford, Californie ou pire Allemagne ou Espagne !!!)
Le plus difficile a sans doute été « LES PIONNIERS » de reconstituer la vie quotidienne et les intérieurs de la colonie qui s’embourgeoise…
La grosse difficulté a été de tailler dans ces romans foisonnants, de rendre très lisible une littérature qui s’apparente plus au romantisme exotique de CHATEAUBRIAND (ATALA, les NATCHEZ) qu’au roman d’aventures simples…de les rythmer pour une lecture BD tout en restant le plus fidèle possible sans surtout les trahir…

Je crois que le talent, sans un exercice constant, ne conduit pas à de grands résultats. Il est également vrai qu’un exercice constant, seul, peut ne pas suffire à émerger, en particulier dans le monde des bandes dessinées.

Quels sont à votre avis les secrets pour devenir un dessinateur de bande dessinée de succès?

Je ne saurais dire, et même avec l’expérience de plus de 40 ans d’exercice de ce métier je n’aurais guère de réponse ni de recette…Il est sûr que l’on a (j’ai, ne connaissant bien que mon expérience personnelle) une idée dans la tête et il faut l’exprimer par la main en l’occurrence…Au début l’écart en la pensée rêvée et l’aboutissement écrit ou dessiné est énorme.. au fil du travail, de l’habitude, de l’habilité cet écart diminue, se restreint…mais on n’arrive jamais, du moins dans mon cas, à concrétiser son rêve…que la main restitue exactement la pensée.. Plutôt que d’essayer et de perdre mon énergie à courir les médias, intriguer, pour qu’on parle de moi et de mes albums…j’ai préféré passer mon temps à faire ce qui me faisait le plus plaisir…Raconter des histoires , tant pis si elles ne suivaient pas les modes, le mieux que je pouvais, en en étant le premier lecteur, en les concevant comme ce que j’aurais aimé lire quand j’étais gamin ou simple lecteur…Tant mieux si ce plaisir, d’abord égoïste, a été partagé par beaucoup…Tant pis, hélas quand ce n’a pas plu…De mon côté, j’ai toujours essayé d’être honnête.. Les scénarii les plus ambitieux ont peut-être été les plus difficiles et ont moins plu que des séries où l’on a pu croire que je cédais au « facile »…

Le plus gros échec a été avec une série inspirée du roman de Kenneth ROBERTS    » LE GRAND PASSAGE » et du film de KING VIDOR…le jeune dessinateur choisi par SOLEIL était un faussaire, uniquement capable de copier des photos de films ou d’autres dessins, il ne s’intéressait ni au sujet, ni à l’époque…Mon scénario est devenu un salmigondis de cow-boys, d’indiens des plaines, de séminoles et de copies de mauvais dessins du « GRAND BLEK » !!!…Quand on n’y croit pas, on ne trompe pas longtemps le public…C’est peut-être la seule « recette » que je pourrais donner, ça n’assure pas le succès, mais passionnez-vous pour votre sujet, donnez votre meilleur et ce sera peut-être communicatif…

– Les lecteurs passionnés de la bande dessinée d’aventure, sont, principalement, d’âge moyen ou des personnes âgées qui de jeunes lisent les romans des grands auteurs du ce genre littéraire. Sont peu, par contre, les filles et les garçons qui s’intéressent à ce monde, parce que, la plupart du jeune public est attirée par Manga et Marvel Super-héros.

Comment expliquez-vous ce phénomène? Que pensez-vous qui peut être fait pour amener les jeunes à la bande dessinée d’aventure?

C’est générationnel…A chaque âge correspond le divertissement qui les a enchantés dans leur enfance ce qui leur a été proposé en masse… Avant c’était la littérature retranscrite par le cinéma…La bande dessinée Dans ma jeunesse, les années 1950, le genre prépondérant était le western: Cinéma, feuilletons, bandes dessinées, puis télévision…On ne voyait que du western… Ensuite il y a l’aventure d’espionnage à la James Bond, puis le polar. Dans les années 70, la Science-Fiction a explosé dans la littérature populaire et les Super héros dans la BD…Puis le Manga dans les années 90… Les genres les plus faciles, où il n’y a aucune recherche à faire, aucune documentation on séduit les publics les plus paresseux…Les rêveurs en univers débiles tout cela multiplié par les moyens modernes…Jeux PC, tablettes, animation virtuelle..

Pour s’intéresser de nos jours à la guerre de Sept ans (Franco-indienne) ou la guerre d’indépendance des Etats -Unis il faut la chercher dans « Assassins Creed »…

Chez vous en Italie, le western est resté vivace grâce à un énorme succès comme TEX…Chez nous il y a eu BLUEBERRY, mais depuis la mort de Jean GIRAUD…Tous ceux qui s’y essayent vont vers l’échec… ça ne m’a jamais empêché de persévérer et toujours revenir à ce genre de prédilection…

A côté de l’aventure que je raconte, j’essaye toujours que le lecteur une fois qu’il aura lu, en plus du plaisir qu’il a pris (s’il en a pris) ait appris quelque chose en lisant…Et tôt ou tard, il en restera quelque chose…

Les genres passent et reviennent…il ne faut jamais désespérer de rien…Par exemple le PÉPLUM il a eu plusieurs périodes de gloire et grandes éclipses…Dans les années 50/60, les énormes productions américaines à Cinnecitta, ont été suivies d’une multitude de productions Italiennes puis ça a disparu au profit de très mauvais westerns (exceptés LEONE, DAMIANI et quelques CORBUCCI…Même pas 10 en tout)..Tout le monde a dit  » Le Péplum est mort à jamais »!!!

Puis il y a eu « GLADIATOR » inspiré à RIDLEY SCOTT par un simple tableau le J.L.GERÔME.. Depuis le péplum revit et chez nous des BD comme MURENA, LES AIGLES de ROME, VAE VICTIS ont eu un énorme succès… En persévérant et offrant de la qualité…D’autres genres reviendront aussi, il suffit d’un succès et d’un engouement…

 

Hommages à Uderzo

N°3 ALBERT UDERZO…

Il y a peu, à l’occasion des 90 ans d’ALBERT UDERZO..Une plaquette hommage d’une grande partie de la profession a été éditée et offerte à ce formidable professionnel, dont la superbe carrière aurait un tout petit peu gagnée à s’arrêter à l’ avant dernier album qu’il a signé…

Alors qu’aucun ex-libris n’a été donné aux auteurs, tous partants pour cet hommage bénévole, les chacals, eux, ont réussi à s’emparer de la totalité et les proposent déjà sur Ebay entre 10 et 30 Euros..Y a pas de petits profits, prêts aussi à vendre les miettes et les rognures d’ongles ?

Hommages à Cuvelier

N°2 PAUL CUVELIER

Encore un des tout débuts, presque en même temps que JIJE…La perfection du dessin classique de CUVELIER m’aurait fait penser à de la photo, s’il n’y avait eu en plus cette vie, ce mouvement…CORENTIN CHEZ LES PEAUX-ROUGES m’a aussi tant fait rêver….Plus tard, j’ai appris que le scénario était de mon vieil ami ALBERT……Il y a quelques mois, à l’occasion d’une expo/hommage à CUVELIER on m’a demandé aussi une modeste contribution….Comme les malheureux qui se sont frottés assez lamentablement aux couvertures de JIJE…J’ai commis ce petit dessin..Un peu comme un gosse qui essaye de reproduire tant mal que bien les oeuvres de son idole..